samedi 30 juillet 2011

LA CORDERIE VALLOIS DE ND DE BONDEVILLE 76

Nous sommes devant un ancien moulin à papier exploité sur les bords de la rivière du Cailly depuis 1759 et qui subit une importante mutation en 1880 pour devenir une filature en 1882. Au début des années 1820, le moulin à papier est en effet restructuré pour abriter une filature. En 1856, une machine à vapeur est installée et la filature comptera jusqu'à 5200 broches avant la "famine" cotonnière de 1859 qui lui sera fatale.
Après une reconversion en filature de laine, le moulin est loué à un cordier du Neubourg, Jules VALLOIS, qui en devient propriétaire en 1897. Il installe alors un atelier de cordes câblées au rez de chaussée et un atelier de cordes tressées au premier étage. Il emploiera jusqu'à soixante personnes avant que la Corderie ne cesse ses activités en 1978.
Construit à pan de bois sur quatre niveaux, ce bâtiment mythique n'a jamais été modifié malgré ses restructurations. Il est devenu un grand Musée Industriel de la Corderie et, mieux que tous commentaires superflus de néophytes que nous sommes , nous vous conseillons TRES VIVEMENT d'aller visiter cet extraordinaire moulin à eau et à papier d'origine et de vous extasier devant les pouvoirs non moins extraordinaires de l'eau mais aussi de l'ingéniosité des mécanismes mis en place sur ces quatre étages par les cordiers Anglais et Français qui l'équipèrent à la fin du XIXè siècle.
En tant que généalogistes, rappelons simplement que la Corderie VALLOIS est restée une petite affaire familiale jusqu'au départ de Gaston, dernier représentant de la famille du Neubourg. Il sera remplacé par un ingénieur Vosgien, Henri BRESCH, qui décèdera en 1930 et dont le gendre, Maurice MALLET, dirigera la Corderie dès 1936 jusqu'à sa fermeture en 1978. Auparavant, Jules VALLOIS, premier propriétaire des lieux, né au Neubourg (27) le 6 août 1842, avait épousé Augustine FEREL à Rouen (où ils sont décédés tous deux), qui lui donna un fils Gaston en 1877, lequel devint minotier à ND de Bondeville (alors Seine Inférieure).
Bonne visite (elle sera PASSIONNANTE, à n'en pas douter...!) à la Corderie Vallois (185 route de Dieppe 76960 ND de Bondeville - 02.35.74.35.35 - http://www.ac-rouen.fr/pedagogie).

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SAUVONS LE MOULIN DE LA PANNEVERT -Rouen 76-

Avec le four banal, reconstitué sur l'autre rive, le Moulin de la Pannevert fait partie d'un ensemble bucolique bordant le Robec, dans les faubourg est de Rouen. Son origine serait un hameau de verdure sur le route des petites eaux du Robec aux environs de 1199. Le lit du Robec , appelé plancher, était alors pavé de pierres avec des mesures précises destinées à règlementer l'entrée de la dépense, des deux vidanges, de la postille entre les deux vidanges, de la pente du train de l'eau, du seuil gravier, du tréteau portant l'arbre de la roue à aubes et de l'arrière-fosse. La succession des moulins sur le Robec obligeait cette règlementation pour ceux qui accaparaient trop d'énergie (il y a eu jusqu'à 45 usines sur le Robec!). Depuis 1868, l'eau est captée directement à la source du Robec.
A l'origine, on trouve un premier bâtiment en pan de bois construit sur la rive et servant de mur de tampanne à la roue. Un second bâtiment est venu s'accoler au premier vers le XVIIIè. La roue était en bois et les vannes mues à l'aide de leviers de bois. Les installations hydrauliques comportaient trois vannes: la vanne motrice pour évacuer le débit de l'eau; la vanne de chômage, et la vanne d'avarie pour évacuer l'excés d'eau ou faciliter les travaux d'entretien des installations.
Le moulin n'a jamais été équipé de déversoir pourtant règlementaire. Depuis 1880, le vannage est effectué mécaniquement. A l'intérieur du moulin, on peut encore admirer l'impressionnante mécanique destinée à transmettre les mouvements aux meules encore en place à l'étage. Une grande opération de sauvetage de l'ensemble du moulin est lancée par l'Association de Sauvegarde du Moulin de la Pannevert (dont le CGA est membre bienfaiteur). Il suffit de contacter l'ASM de la Pannevert (02.35.98.25.17) à Rouen 76. (site internet: moulindepannevert.over-blog.com). A noter que l'ASM est, elle-même, membre du CGA.

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Le CGA visite les patrimoines.Le moulin de l'Arbalète, de St Maclou -76-

Le CGA a profité des vacances de ses représentants en Normandie pour visiter quelques moulins notoires. En tant que membre de la FMF et de la FFAM, le club y a reçu un excellent accueil et voulait en remercier leurs propriétaires, privés ou associatifs, en réalisant, pour chacun, un blog que vous pouvez diffuser à tous vos amis!
La première visite fut pour le Moulin de l'Arbalète, moulin à eau situé sur le lit du plus petit fleuve de France, la Scie,construit près de l'abbaye de St Victor en Caux par Hugues de Mortemer. Avant 1801, le moulin recevait l'eau sous la roue à aubes; depuis cette date, la nouvelle roue reçoit l'eau par dessus.
Non loin, il y avait un autre moulin, celui de "La Pierre", un moulin à trèfle pour les agriculteurs, appartenant à Alfred Lefebvre, minotier-grainetier, surnommé "Clémenceau". En 1924, "Clémenceau" achète le moulin de l'Arbalète devenu le seul du secteur. Il faut noter que pendant la Première Guerre 14/18, les Allemands avaient réquisitionné le moulin de La Pierre pour y héberger leurs prisonniers de guerre et l'avaient ensuite abandonné...La Seconde Guerre Mondiale allait provoquer le bombardement de la voie ferrée qui desservait le moulin de l'Arbalète et les maisons à colombages qui formaient le hameau de St Maclou. Alfred "Clémenceau" et sa femme se réfugièrent alors dans le moulin et permirent ainsi la reprise des ses activités de mouture et de graineterie. "Clémenceau" mourrut le 29.06.1957 et son épouse en 1963. Leur fille Janine s'était mariée en 1953 avec le meunier actuel Henri TACCOEN (celui qui nous a si gentiment reçus!) mais elle mourra très vite, le 30.11.1966 et Henri va poursuivre, seul, le travail au moulin.
En 1994, le mécanisme du moulin est entièrement restauré . Entre temps, notre érudit meunier Henri va dénicher un bois précieux et une seconde paire de meules, en Saône et Loire près de Macon, pour le mouturage de céréales, ce qui lui permettra de cuire du pain à l'ancienne avec l'aide des membres de l'Association qui s'est créée en 1994 et de sa seconde épouse Marguerite.
Longue vie au "Centre Culturel et Touristique de l'Arbalète" (02.35.32.67.11) à St Maclou de Folleville 76890 (http://moulinarbalete.free.fr/).

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